L'oison

L'oison traverse le village de Saint Cyr la Campagne.

L'Oison prend sa source au pied de la butte du Bois Bosselin, et du clos Delamare, à 130 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Saint-Amand-des-Hautes-Terres dans l'Eure. De 16 kilomètres de longueur,elle se jette dans la Seine à la hauteur de Saint-Pierre-lès-Elbeuf.

 

Il y a deux stations de pompage installée sur l'Oison : Station Le Valanglier - Saint-Cyr-la-Campagne, Station du Bouricar - Saint-Amand-des-Hautes-Terres.

 

La vallée de l'Oison a compté de nombreux moulins (17) dont le premier, le moulin Warin (ou Vorin), remonte à 1257. Une activité importante était associée à l'industrie textile d'Elbeuf et de Louviers. Les moulins à blé ont été accompagnés de moulins pour l'argile à foulon ou des moulins pour les écorces de chênes et châtaigniers (production de teinture pour les tanneries) appelés également moulins à tan. Sis à Saint-Ouen de Pontcheuil, le Moulin Amour (1411), du nom de son dernier meunier Désiré Amour, est un des moulins de la vallée de l'Oison. Préservé de la destruction et restauré en 1992, il accueille les visiteurs à longueur d'année et possède une roue à augets.

(Source Wikipédia)


Eglise

D'après le livre de H.SAINT-DENIS en 1900 " EXCURSIONS AUX ENVIRONS D'ELBEUF "

 

" Au IVème siècle, le fils, nommé Cyr, d'une pieuse femme que l'église honore sous le nom de sainte Julitte d'Icone, n'était âgé que de trois ans quand il subit le martyre.

Le supplice de cet enfant mit en émoi le monde chrétien, qui en fit un saint. Beaucoup d'églises de construction nouvelle furent placées sous la protection de l'enfant martyr et c'est ainsi que celle de Saint-Cyr-la-Campagne fut dédiée au fils de Julitte.

Ce détail tend à prouver la haute antiquité de cette paroisse.

 

L'église, bien que n'étant pas la primitive, remonte au XIème siècle, c'est-à-dire à la période de foi religieuse et de reconnaissance populaire qui suivit le fameux an 1000, lequel, suivant une croyance générale entretenue par le clergé, devait être la dernière année du monde.

Cet édifice, chose remarquable, est entièrement de style roman. Son portail et plusieurs de ses fenêtres ont été restaurés avant 1900.

A l'intérieur, on voit une statuette en bois représentant le jeune saint Cyr; elle attirait une foule considérable de pélerins et des processions organisées par le clergé de vingt villages de la région et d'Elbeuf, qui venaient prier le saint enfant de protéger leurs récoltes de la grêle. Saint Cyr était également invoqué dans les maladies du visage.

Dans cette église, on voit les pierres tombales armoirées de Jeanne de Mélicourt, décédée en 1513, et d'un Le Diacre, décédé au XVIIIème siècle. "